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Rappel gratuit
Tout comme un parfumeur a besoin d’un odorat exceptionnel, un musicien d’une bonne oreille, l’acuité visuelle peut jouer dans notre vie professionnelle et personnelle. Seuls quelques professionnels de santé peuvent déterminer l’aptitude à faire certains métiers, grâce à de nombreux tests.
En médecine, l’aptitude correspond à l’adéquation entre un poste de travail et l’état de santé du travailleur.
Dans la vie professionnelle comme dans le sport, les défauts visuels peuvent être un handicap à la pratique. Il est nécessaire de savoir si le travailleur répond aux exigences physiques et mentales.
Il est le seul à pouvoir dire si le salarié est apte ou non à travailler. C’est le médecin du travail qui s’occupe de la fiche d’aptitude, délivrée à l’embauche, lors des visites périodiques, d’un arrêt de travail ou d’une absence de plus de trois semaines.
Le médecin de travail peut délivrer une restriction d’aptitude de travail qui exclut certaines situations dangereuses pour le salarié. Cette restriction vise le poste, pas le salarié.
L’ophtalmologiste ne peut absolument pas déterminer l’aptitude définitive au travail, mais doit informer le patient de ses déficiences visuelles et prescrire les corrections nécessaires, comme des lunettes de vue ou des systèmes particuliers de verres comme les verres progressifs.
Il est tenu par le secret professionnel ne peut divulguer aucune informations à des tiers. Il peut seulement convaincre son patient d’informer le médecin du travail du diagnostic.
Certaines aptitudes nécessitent d’être contrôlées par des médecins spécialisés, qui connaissent très bien les milieux concernés.
Par exemple en aptitude aéronautique civile, le médecin doit être titulaire d’un diplôme de médecine aéronautique et spatiale et faire un contrôle de connaissance tous les trois ans. Certains milieux sportifs nécessitent également la présence d’un médecin agréé, comme pour la Fédération Française des Parachutistes.
Pour définir l’aptitude visuelle, de nombreuses fonctions visuelles sont à tester :
- L’acuité visuelle centrale de loin, qui est testée grâce à l’échelle d’acuité visuelle logarithmique en vision de loin.
- Les champs visuels monoculaire et binoculaire correspondent à l’espace vu par un œil immobile regardant droit devant lui. Le champ visuel est notamment important pour la conduite.
- La vision des couleurs est testée en binoculaire. Le test d’Ishihara permet de dépister le daltonisme.
Cette planche par exemple fait partie de la série permettant de dépister la confusion bleu vert / orangé. Les sujets « anormaux » ne perçoivent aucun chiffre.
- Le « sens stéréoscopique » ou d’appréciation des distances peut être dépisté par le test de Lang où il faut distinguer les quatre formes, ou le test de TNO, qui permet de tester la vision en relief.
- Il y a également la vision nocturne, plus rarement la vision des contrastes et les tests d’éblouissement, très peu pratiqués.
Si l’inaptitude visuelle est décrétée, certains métiers peuvent être interdits. Cependant, les normes mises en place n’ont pas de fondement scientifique. Les tests en situation réelle ou sur simulateur permettraient une meilleure appréhension des dangers réels.