Lunettes en ligne : ouvrez l'oeil


Les sites Internet d'optique se multiplient depuis plusieurs mois. Au grand dam des magasins traditionnels.
Dans les allées du Mondial de l'optique (Silmo) qui débute la semaine prochaine a Pans, les opticiens français ne feront sans doute pas les yeux doux à quelques nouveaux venus qui attirent les regards des clients encore anonymes il y a deux ans, les lunetiers sur Internet profitent de la crise en promettant de larges économies sur le coût des paires de lunettes - sans concession sur la qualité des verres assurent ces nouveaux professionnels. Reste désormais à convaincre des clients parfois réticents à acheter des produits discount dans le secteur de la santé «En Allemagne, cela se pratique depuis plusieurs années, et ils ne sont pas connus pour faire preuve de laxisme dans ce domaine», rassure Marc Adamowicz, le président du site happyview fr. Pour profiter de ce marché balbutiant, la concurrence fait rage sur le web ou plus d'une dizaine de sites ont fleuri ces derniers mois. Tenir une boutique en ligne n'est pas très compliqué le diplôme d'opticien suffit pour obtenir l'agrément de la Sécurité Sociale. Pas encore de label m de charte dans la profession, ce qui risque de décontenancer les cyberacheteurs en manque d'assurance. Avant d'acheter sa première paire, mieux vaut donc observer attentivement les conditions générales de vente du site sélectionnée. Son adresse se situe-t-elle en France ? Le nom de l'opticien est-il mentionné ? Des mutuelles sont-elles partenaires ? La marque des verres est-elle indiquée ? «Preuve de notre sérieux, on voit des ophtalmos nous envoyer des clients», précise Marc Adamowicz qui se targue de «redonner aux petits budgets la possibilité d'avoir accès aux soins» « Un panier moyen de 100 € » « En France, le budget moyen est de 300 € pour une paire de lunettes», analyse le patron d'Happyview «Chez nous, le panier est d'environ 100€ ». Chez Happyview, on reconnaît l'importance des réglages pour le porteur de lunettes « On a mis en place un protocole précis pour prendre les mesures à partir de photos. Et beaucoup de nos clients sont juste en renouvellement, ils disposent donc déjà des mesures de leur écart pupillaire » Un discours que n'apprécient guère les réseaux d'opticiens traditionnels qui préparent désormais leurs propres modules d'essayage virtuels pour capter les internautes. Et les ramener en magasin « C'est sur les verres que les opticiens font leurs marges ».
Par Frédéric Sallet



Le 15 Septembre 2010.
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